Âne de Provence

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Âne de Provence
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Rubens du Colombier, âne de provence, présenté attelé au salon international de l'agriculture 2013 à Paris.
Rubens du Colombier, âne de provence, présenté attelé au salon international de l'agriculture 2013 à Paris.

Espèce Âne commun (Equus asinus)
Région d’origine
Région sud-est de la Drapeau de la France France
Caractéristiques
Taille entre 1,17 m et 1,30 m pour les femelles et entre 1,20 m et 1,35 m pour les mâles
Robe gris tourterelle
Caractère calme et patient
Autre
Utilisation randonnée, débroussaillage, bât, attelage

L’âne de Provence est une race d’âne originaire du sud-est de la France, et plus particulièrement de Provence. C'est un âne de petite taille, robuste et rustique, qui est caractérisé par sa robe grise pourvue d'une bande cruciale dite « croix de Saint-André ». Compagnon historique des transhumances, il est de nos jours utilisé en attelage, randonnées et pour le débroussaillage. La race a été reconnue par le Ministère de l’Agriculture en 1995. L'Association de l'âne de Provence est l'association de la race gérant le stud-book et assurant sa promotion.

Étymologie et terminologie[modifier | modifier le code]

Il est aussi appelé « âne des Croisés » ou « âne des Saintes »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le XVe siècle, l'âne de Provence est associée à la transhumance des moutons entre la Basse-Provence et la Haute-Provence, les Alpes et le Dauphiné, portant le matériel des bergers le long des « drailles » menant aux alpages[1],[2]. La race a été sélectionnée sur une charpente et des membres solides pour parcourir les pistes plus ou moins escarpées des montagnes, assurant ainsi le ravitaillement des estives[1],[2].

Description[modifier | modifier le code]

Morphologie[modifier | modifier le code]

Âne de Provence à la Foire d'Avignon en 2013.
Tête d'un âne de Provence au Salon international de l'agriculture à Paris en 2010.

C’est un âne rustique, solide, à forte ossature, toisant de 1,20 m à 1,35 m au garrot pour les mâles, 1,17 m à 1,30 m pour les femelles. La tête est plutôt forte avec un chanfrein large et rectiligne. Les oreilles sont bien plantées sur le dessus du crâne. L'encolure est épaisse et de longueur moyenne. Le dos est fort et droit. Le rein est court et musclé. La croupe est épaisse et ronde. Les sabots sont plutôt larges et bien adaptés à la marche et à la charge[3].

Robe[modifier | modifier le code]

La robe est « gris tourterelle », le gris pouvant varié du très clair au plus foncé, mais toujours de façon uniforme. Toutes les autres robes sont exclues. Le dos porte une bande cruciale, dite croix de Saint-André. Les yeux sont cerclés de noir et le tour est souvent éclairci. Le front, les oreilles et le bord des yeux sont généralement teintés de roux. Le bout du nez est éclairci. Des zébrures peuvent être présentes sur membres[3].

Tempérament[modifier | modifier le code]

C'est un âne calme et patient, réputé facile à dresser[4],[3].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Animal rustique et patient, il est aujourd’hui utilisé principalement comme animal de compagnie ou dans le tourisme, pour le transport des bagages des randonneurs. Très à l'aise sur terrains secs, c'est un excellent débroussailleur[4].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Logo de l'Association de l’Âne de Provence.

L’effectif d'ânes de Provence a fortement varié en France depuis le XIXe siècle. À cette époque, il s'élève à 13 000 têtes, puis passe à 2 000 en 1956, pour seulement 330 en 1993[2]. À partir de 1994, des actions de sauvegarde de la race ont été menées par l'Association de l'âne de Provence et le Haras national d'Uzès. La race a ainsi été reconnue officiellement en 1995[3]. La population asine est aujourd'hui toujours réduite mais en phase de reconstruction. En 2007, on dénombre environ 600 individus[5].

La répartition des zones d'élevage d'ânes de Provence se fait sur la même zone que celle des ovins transhumant, c'est-à-dire la Provence, les Alpes du Sud, le Dauphiné, la Savoie, et le sud des Cévennes[3]. On dénombre 38 éleveurs d'ânes de Provence en activité en France en 2011. Cette même année, on recense 74 naissances d'ânes de Provence, soit 13 % du total des naissances asines. On compte également 31 baudets en activité et 127 ânesses saillies[3].

Année 2000 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Nombre de naissances en France[3] 77 102 95 80 73 93 77 74

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Farissier 2007, p. 79
  2. a, b et c « L'âne de Provence - Un peu d'histoire » (consulté le 23 avril 2013)
  3. a, b, c, d, e, f et g « Fiche de l'âne de Provence », sur Haras nationaux (consulté le 23 avril 2013)
  4. a et b Bataille 2008, p. 263
  5. Bataille 2008, p. 264

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Farissier, « L'âne de Provence », dans L'âne, Editions Artemis,‎ 2007, 118 p. (ISBN 9782844166425, lire en ligne), p. 79 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Victor Siméon, « L'âne de Provence », dans Anes & Mulets - Découverte et techniques d'entretien et de dressage, De Vecchi,‎ 2008, 192 p. (ISBN 9782732892801), p. 108-111 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Lætitia Bataille, « Âne de Provence », dans Races équines de France, France Agricole Éditions,‎ 2008, 286 p. (ISBN 9782855571546, lire en ligne), p. 259-264 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article