Âge d'argent des comics

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Âge d'argent des comics
Pays États-Unis
Période 1956 — env. 1970
Période liée
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Exemple de comic romantique- Brides Romances n°17

L'Âge d'argent des comics est une période de l'histoire de la bande dessinée américaine où la qualité artistique des principaux comic books, surtout ceux du genre super-héros, rencontre le succès public. Succédant à l'Âge d'or des comics et à un interrègne dans la première moitié des années 1950 parfois nommé Âge atomique, l'âge d'argent recouvre la période allant de 1956 aux années 1970, date à laquelle il est remplacé par l'âge de bronze puis l'âge moderne[R 1]. Un certain nombre d'auteurs et d'artistes importants ont contribué à la première partie de l'époque, notamment les écrivains Stan Lee, Gardner Fox, John Broome et Robert Kanigher, et les artistes Curt Swan, Jack Kirby, Gil Kane, Steve Ditko, Mike Sekowsky, Carmine Infantino, John Buscema et John Romita, Sr.. À la fin de l'Âge d'Argent, une nouvelle génération de talents était entrée sur le terrain, dont les écrivains Denny O'Neil, Mike Friedrich, Roy Thomas, Archie Goodwin et des artistes tels que Neal Adams, Jim Steranko et Barry Windsor-Smith.

La popularité et la diffusion de comics sur les superhéros ont diminué après la Seconde Guerre mondiale, et ceux sur l'horreur, le crime et le romantisme ont pris de plus grandes parts du marché. Cependant une controverse a éclaté sur les liens présumés entre les comics et la délinquance juvénile, centrée en particulier sur les titres du crime et de l'horreur. En 1954, les éditeurs mirent en œuvre la Comics Code Authority pour en réglementer le contenu. Dans la foulée, les éditeurs ont de nouveau commencé à introduire des histoires de super-héros, un changement qui a commencé avec l'introduction d'une nouvelle version de Flash de DC Comics dans Showcase no 4 (octobre 1956). En réponse à la forte demande, DC a commencé à publier davantage de titres de super-héros, incitant Marvel Comics à suivre cet exemple en commençant par les Quatre Fantastiques dans Fantastic Four no 1. Les comics de l'Âge d'argent sont devenus collector ; à partir de 2008, le comic le plus recherché de cette époque est celui où apparaît Spider-Man, Amazing Fantasy no 15.

Origine du terme[modifier | modifier le code]

L'historien des comics Michael Uslan a retracé l'origine du terme jusqu'au courrier des lecteurs du Justice League of America no 42 (février 1966). Le lecteur Scott Taylor of Westport, Connecticut, avait écrit "Si vous continuez de ressusciter les héros de l'âge d'or des années 1930-1940, dans 20 ans les gens appelleront cette décennie les Sixties d'argent!"[1]. Ceci est une référence à la hiérarchie des médailles olympiques. Uslan indique que "les fans s'accaparèrent de suite ce terme, et parlèrent plus distinctement d'un âge d'argent, remplaçant ainsi des expression telles que « Second Âge héroïque des comics » ou « Âge moderne des comics ». Ainsi, même les détaillants parlèrent d'âge d'or ou d'âge d'argent de vente des comics."[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Couvrant toute la Seconde Guerre mondiale, lorsque la bande dessinée de divertissement fournissait de l'évasion bon marché et jetable qui pouvait être lu et puis jetée par les troupes[2], l'Âge d'or des comics a duré de la fin des années 1930 jusqu'à la fin des années 1940. Un certain nombre des principaux super-héros ont été créés durant cette période, dont Superman, Batman, Wonder Woman, Captain Marvel, et Captain America[3].

Lors des années suivantes, les comics ont été blâmés durant une montée de la délinquance juvénile dans les statistiques, même s'il a été démontré que cette hausse était directement proportionnelle à celle de la démographie[réf. nécessaire]. Lorsque des mineurs délinquants admirent qu'ils lisaient des bandes dessinées, cela a été pris comme dénominateur commun[2] ; un critique remarquable a été Fredric Wertham, auteur du livre Seduction of the Innocent (1954)[2], qui a tenté de remplacer la responsabilité des parents de ces enfants dans la délinquance juvénile par celle comics qu'ils lisaient. Le résultat a été un déclin de l'industrie des comics[2]. En 1954, pour répondre aux préoccupations du public, le Comics Code Authority a été créée pour réglementer et limiter la violence dans la bande dessinée, marquant le début d'une ère nouvelle[4].

DC Comics[modifier | modifier le code]

L'Âge d'argent a débuté en 1956 avec Showcase no 4 de DC Comics, dans lequel apparaît la version moderne de Flash[5],[6]. Dans ces temps-là, seuls trois super-héros — Superman, Batman, et Wonder Woman — étaient encore publiés sous leurs propres titres[J 1]. Selon l'écrivain de DC Comics Will Jacobs (en), Superman était disponible en « grande quantité, mais en petite qualité »[J 1]. Batman faisait mieux, mais ses aventures étaient « ternes » en comparaison avec ses « aventures atmosphériques » des années 1940[J 1], et Wonder Woman, ayant perdu son auteur et artiste original, n'était pas plus « idiosyncrasique » ou « intéressante »[J 1]. Jacobs décrivit l'arrivée de Showcase no 4 dans les kiosques comme « supplier pour être acheté »[J 1] ; la couverture mettait en vedette une bande de film illustrant Flash courant si vite qu'il s'était échappé du bord[J 1]. L'éditeur Julius Schwartz, le scénariste Gardner Fox, et l'artiste Carmine Infantino étaient quelque-unes des personnes derrière la rénovation de Flash[7]. Robert Kanigher a écrit les premières histoires de ce nouveau Flash, et John Broome a été l'auteur d'un bon nombre des premières histoires[8],[9].

Julius Schwartz, une figure emblématique de DC lors de l'Âge d'argent.

Avec le succès de Showcase no 4, plusieurs autres super-héros des années 1940 ont été remaniés au cours du mandat de Schwartz, y compris Green Lantern, Atom et Hawkman[10], ainsi que la Ligue de justice d'Amérique[7]. Les artistes responsables de DC comprenaient Murphy Anderson, Gil Kane et Joe Kubert[7]. Seuls les noms des personnages ont été conservés ; leurs costumes, locaux, et identités ont été altérées, et des explications scientifiques imaginatives de leurs super-pouvoirs ont généralement remplacé la magie en tant que modus operandi dans leurs histoires[10]. Schwartz, fan de science-fiction tout au long de sa vie, a été l'inspiration pour le remaniement de Green Lantern[11] — le personnage de l'Âge d'or, l'ingénieur de chemin de fer Alan Scott, possédait un anneau alimenté par une lanterne magique[11], mais son remplaçant dans l'Âge d'argent, le pilote d'essai Hal Jordan, a eu un anneau alimenté par une batterie extraterrestre et créé par une force de police intergalactique[11].

Dans le milieu des années 1960, DC établit que les personnages apparaissant dans les comices publiés avant l'Âge d'argent vivaient sur un Terre parallèle que la compagnie baptisa Terre-Deux. Les personnages introduits dans l'Âge d'argent et par la suite vivaient sur Terre-Un[12]. Il a été établi que les deux réalités ont été séparées par un champ vibratoire qui pourrait être franchi, ce qui devait impliquer un scénario où les super-héros issus des mondes différents s'associent[12].

Bien que le Flash soit généralement considéré comme le premier superhéros de l'âge d'argent, l'introduction du Limier Martien dans le Detective Comics no 225 devance Showcase no 4 de près d'un an, et certains historiens considèrent plutôt ce personnage comme le premier super-héros de la période[13]. Toutefois, l’historien en comics Craig Shutt, auteur de la colonne "Ask Mister Silver Age" ("Demandez à Monsieur l’Âge d’Argent") dans le Comics Buyer's Guide (en), n'est pas d'accord[14]. Shutt note que lorsque le Limier Martien a fait ses débuts, il était un détective utilisant ses capacités exotiques pour résoudre des crimes. Bien qu'il soit finalement devenu un membre fondateur de la Ligue de justice d'Amérique, il s'agissait à l’origine d’un simple « détective excentrique » dans la veine des autres personnages contemporains de DC qui ont été des « détectives de télévision, des détectives indiens, des détectives surnaturels, et des animaux détectives»[14]. Schutt pense que le Limier Martien devint un super-héros dans Detective Comics no 273 (novembre 1959), quand il reçut une identité secrète et ses autres accoutrements de super-héros[14]. Schutt déclara que « si Flash n’avait pas accompagné le mouvement, je doute que le Limier Martien aurait mené le mouvement depuis sa position de repli dans Detective vers une nouvelle ère pour les super-héros »[n 1],[14]. Il y eut d'autres tentatives pour raviver ou créer des super-héros avant le ravivement de Flash. Un de ses héros qui précède Showcase no 4 est Captain Comet (en), qui a débuté dans Strange Adventures (en) no 9 (juin 1951) et dont l'éditorialiste de Comic Book Resources Steven Grant considère être le premier super-héros de l'Âge d'argent[15]. Un héros encore plus éphémère de ce temps était Fighting American (en), créé en 1954 par l'équipe de Captain America de Joe Simon et Jack Kirby. D'autres personnages inclus Nature Boy de Charlton Comics, introduit en mars 1956, et les éphémères remaniements d'Atlas Comics pour Captain America, la Torche Humaine, et Namor, commençant dans le Young Men Comics no 24 de décembre 1953.

L'arrivée de Mort Weisinger au poste de des responsable éditorial de Superman allait signaler une continuité renforcée et la période la plus créative pour le personnage[réf. nécessaire].

Le succès de ces séries établit une formule à suivre pour DC face aux restrictions du Comics Code Authority. Elles injectèrent une bouffée d'air frais dans les comics et cela se ressentit dans les ventes et fut remarqué par leurs concurrents.

Marvel Comics[modifier | modifier le code]

DC Comics avait déclenché la renaissance des super-héros avec ses publication de 1955 à 1960. Marvel Comics capitalisa alors sur le regain d'intérêt pour la narration d'histoires de super-héros sophistiquées et de la caractérisation[16]. En contraste par rapport aux périodes précédentes, les personnage de l'Âge d'argent étaient « imparfaits et doutaient d'eux-même »[17].

DC ajoute à son dynamisme dans les années 1960 en introduisant la Justice League of America, une équipe composée des personnages de super-héros les plus populaires de l'entreprise[P 1]. Martin Goodman, un éditeur suiveur de tendances avec sa ligne Atlas Comics des années 1950, demanda à son comic-book editor, Stan Lee, de créer une série sur une équipe de super-héros[18].

Cette période a vu l'émergence de Marvel Comics sous l'impulsion de Stan Lee, Jack Kirby et Steve Ditko qui introduisirent des personnages qui rompaient avec l'image classique du super-héros au point que certains (The Thing, Hulk, Spider-Man) peuvent être considérées comme les premiers anti-héros populaires. Ainsi vinrent les fameux Quatre Fantastiques, Hulk, Thor, Spider-Man qui allait devenir le personnage le plus populaire de l'époque, Iron Man, Daredevil, Les X-Men et Les Vengeurs. DC n'adoptera une vision proche de celle de Marvel que bien après cette époque.

Autres éditeurs[modifier | modifier le code]

Le retour des super-héros sur le devant de la scène fut si important que même d'autres maisons d'éditions - Archie Comics, Charlton Comics et Dell Comics - s'y essayèrent. Toutefois, elles n'eurent pas un grand succès. Tower Comics fut une exception, car leur courte série T.H.U.N.D.E.R. Agents de Wally Wood eut un accueil favorable.

Le point culminant de cette période fut 1966-1968 avec la série télévisée Batman, qui aida à populariser les comics auprès d'un plus large public.

De plus, vers la fin de cette période, de nouveaux artistes s'essayèrent à inclure d'autres formes d'art dans le genre. Par exemple Neal Adams mit des touches de naturalisme, et Jim Steranko essaya d'ajouter du pop art, du surréalisme et des éléments de design graphique.

Comics underground[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comics underground.

Selon John Strausbaugh du journal The New York Times, les historiens «traditionnel» des comic books estiment que même si l'âge d'or mérite une étude, le seul aspect remarquable de l'âge d'argent a été l'avènement des comics underground[3]. Un commentateur a suggéré que, « Peut-être que l'une des raisons pour lesquelles les comics underground en sont venus à être considérés comme un art légitime est dû au fait que le travail de ces artistes incarne plus ce que beaucoup de public considère comme des véritables strips de presse - qu'ils sont écrits et dessinés par (i.e., authentiquement signé par) une seule personne. »[n 2],[19]. Tandis que de nombreux professionnels des comics dominants ont à la fois écrit et dessiné leur propre matériel au cours de l'âge d'argent, comme beaucoup l'avaient fait depuis le début des comic books américains, leur travail est distinct de ce qu'un autre historien décrit comme "le brut sur le journal" de Robert Crumb et Gilbert Shelton[20]. Le plus souvent publiés en noir et blanc avec couverture couleur sur papier glacé et distribués dans les librairies et magasins principaux de contre-culture, les comics underground visent un public adulte et reflète le mouvement de la contre-culture de l'époque[20],[21],[22].

Fin et conséquences[modifier | modifier le code]

L'artiste Neal Adams, qui travailla avec le scénariste Denny O'Neil sur Green Lantern et Green Arrow, marque une des possibles fin de l'Âge d'argent.

L'Âge d'argent des comics fut suivi par l'Âge de bronze[23]. La limite n'est pas clairement définie, mais plusieurs évènements sont souvent cités pour marquer le changement de période[23] et surtout une différence dans le style d'écriture permet de distinguer ces deux périodes. En effet, les histoires et la psychologie des personnages tendent vers plus de réalisme[C 1]. Parmi les évènements qui servent de repère se trouve la publication en 1969 des derniers comics à 12 cents[24]. Différents numéros de Amazing Spider-Man sont aussi cités : les numéros 96 à 98 de mai à juillet 1971, écrits par Stan Lee et dessinés par Gil Kane, publiés sans le sceau du comics code afin de pouvoir faire référence à l'usage de drogues, ce qui était totalement interdit par le CCA[25] le numéro 100 d'octobre 1971[26], qui fut tant le dernier mois des parutions à 15 cents, que le dernier avant l'introduction de Morbius, le vampire vivant. La Comics Code Authority avait en effet levé son embargo sur les vampires (ainsi que sur d'autres créatures surnaturelles) plus tôt dans l'année[27]. Une des caractéristiques de l'Âge de bronze a été la prolifération des titres de comics de monstres supernaturels comme Swamp Thing, Werewolf by Night, et The Tomb of Dracula. L'expert en comics Arnold T. Blumberg place la fin de l'Âge d'argent en juin 1973, lorsque la petite amie de Spider-Man, Gwen Stacy, fut tuée dans un arc narratif surnommé « La mort de Gwen Stacy » (en anglais, "The Night Gwen Stacy Died" publié dans Amazing Spider-Man #121), disant que la fin de l'ère de l'innocence s'acheva par « le clac entendu tout autour dans le monde de la bande dessinée — le saisissant, écœurant claquement d'os annonçant la mort de Gwen Stacy[28]. »

L'historien Will Jacobs suggère la fin de l'Âge d'argent en avril 1970 lorsque l'homme qui le commença, Julius Schwartz, remit Green Lantern — qui mettait en avant un des premiers héros ravivés de l'ère — entre les mains de la nouvelle équipe de Denny O'Neil et Neal Adams suite à des chiffres de vente en baisse[J 2]. John Strausbaugh lie aussi la fin de l'Âge d'argent à Green Lantern. Il observe que le personnage incarnait en 1960 l'optimisme can-do de l'époque, déclarant, « Personne dans le monde soupçonne que, à tout moment je peux devenir le puissant Green Lantern - avec ma bague d'une puissance incroyable et de mon faisceau vert invincible ! Golly, quel sentiment[3]! » Cependant, en 1972, Green Lantern était devenu las du monde ; « Ces jours sont partis — partis pour toujours — les jours où j'était confiant, déterminé... J'étais si jeune... si sûr que je ne pouvais pas faire d'erreur ! Jeune et arrogant, c'était Grenn Lantern. Eh bien, j'ai changé. Je suis maintenant plus vieux... peut-être plus sage, aussi... et bien moins heureux[3]. » Strausbaugh écrit que l'Âge d'argent « s'est éteint avec ce gémissement »[3]. Cette nouvelle ligne éditoriale chez DC est complétée par l'arrivée de Jack Kirby chez cet éditeur qui est aussi parfois une date retenue pour le changement de période[29],[C 2] ainsi que le départ à la retraite, en 1970, de Mort Weisinger, responsable des titres Superman.

Arnold T. Blumberg défend la position que la transition fut un processus graduel depuis la fin des années 1960 jusqu'en 1973, s'achevant avec la mort de Gwen Stacy, un « évènement dont beaucoup en parlent comme le moment émouvant le plus unique et mémorable dont la communauté de fans se souvient[28]. » Il écrit qu'il y avait une volonté des créateurs et des éditeurs d'aborder des thèmes plus matures, même s'ils étaient « filtrés à travers l'objectif un peu simpliste du super-héros », mettant ainsi un terme à « l'Âge d'argent léger et insouciant[28] ».

L'âge d'argent s'achève donc non sur une crise mais par une transformation progressive des comics. Il est remplacé par l'âge de bronze des comics qui est marqué par un ancrage des super-héros dans le réel, l'essor des éditeurs indépendants, nés de la presse underground, la création d'un nouveau système de distribution et le développement des magasins spécialisés en comics, l'arrivée de jeunes créateurs tels que les scénaristes Gerry Conway, Steve Englehart, Mike Friedrich, Marv Wolfman, Steve Gerber, Don McGregor, Doug Moench, et Len Wein, et des dessinateurs comme John Byrne, Marshall Rogers, P. Craig Russell, et Bernie Wrightson qui vont développer de nouveaux genres et utiliser de nouveaux formats de bandes dessinées.

Héritage[modifier | modifier le code]

Conventions stylistiques[modifier | modifier le code]

Certaines conventions de styles étaient implicitement établies sur les titres de l'âge d'argent. Par exemple, il était fréquent que la première page (appelée "splash page") serve de seconde couverture, donnant un avant-goût de ce qu'il allait se passer dans le prochain numéro. La plupart des histoires commençaient à la page deux.

Les couvertures[modifier | modifier le code]

Les couvertures de l'Âge d'argent chez DC comics sont reconnues pour leur abondance de bulles. Marvel, quant à eux, adoptèrent des couvertures représentant des scènes d'action, ou une image dramatique, et ne faisaient appel aux bulles qu'en de rares occasions. Il est rare de nos jours de voir des bulles de dialogue sur des couvertures, sauf en cas d'hommage ou de parodie.

Les talents de l'âge d'argent[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'artistes de talents jouèrent un rôle important dans le développement des histoires.

Numéros clés de l'âge d'argent[modifier | modifier le code]

DC Comics

Titre Numéro Éditeur Fait marquant
Adventure Comics 247 DC Comics Superboy rencontre la Légion des Super-Héros
Brave and the Bold 28 DC Comics 1re apparition de la JLA
Detective Comics 225 DC Comics 1re apparition de Martian Manhunter
Detective Comics 327 DC Comics Batman prend une nouvelle direction
Detective Comics 359 DC Comics La nouvelle Batgirl
Doom Patrol 121 DC Comics L'équipe entière meurt, une première dans l'histoire des comics.
Flash 123 DC Comics Barry Allen rencontre le Flash de l'âge d'or
Justice League of America 1 DC Comics Premier Numéro
Our Army at War 81 DC Comics 1re apparition du Sgt. Rock
Showcase 4 DC Comics 1re apparition de Barry Allen en tant que Flash
Showcase 9 DC Comics Lois Lane dans ses propres aventures
Showcase 22 DC Comics 1re apparition du Green Lantern de l'âge d'argent
Showcase 34 DC Comics 1re apparition de Ray Palmer en tant qu'Atom
Superman’s Pal Jimmy Olsen 1 DC Comics Jimmy Olsen dans ses propres aventures
World’s Finest Comics 71 DC Comics Batman et Superman découvrent leurs identité secrètes.

Marvel Comics

Titre Numéro Éditeur Fait marquant
Amazing Fantasy 15 Marvel 1re apparition de Spider-Man
Amazing Spider-Man 1 Marvel Spider-Man en solo
Avengers 4 Marvel 1re apparition du Captain America à l'âge d'argent
Daredevil 1 Marvel 1re apparition de Daredevil
Fantastic Four 1 Marvel 1re apparition des FF
Fantastic Four 4 Marvel 1re apparition du Sub-Mariner à l'âge d'argent
Fantastic Four 48 Marvel 1re apparition du Silver Surfer
Fantastic Four 52 Marvel 1re apparition de la Panthère Noire
The Incredible Hulk 1 Marvel 1re apparition de Hulk
Journey into Mystery 82 Marvel 1re apparition de Thor
Marvel Super-Heroes 12 Marvel 1re apparition de Captain Mar-Vell
Nick Fury, Agent of S.H.I.E.L.D. 1 Marvel Jim Steranko au dessin
Strange Tales 110 Marvel 1re apparition du Dr Strange
Strange Tales 135 Marvel Nick Fury en tant que personnage contemporain
Tales of Suspense 39 Marvel 1re apparition d'Iron Man
Tales of Suspense 59 Marvel Captain America et Iron Man ont leurs propres séries
Tales to Astonish 27 Marvel 1re apparition de Hank Pym
X-Men 1 Marvel 1re apparition des X-Men

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Had Flash not come along, I doubt that the Martian Manhunter would've led the charge from his backup position in Detective to a new super-hero age. »
  2. (en) « Perhaps one of the reasons underground comics have come to be considered legitimate art is due to the fact that the work of these artists more truly embodies what much of the public believes is true of newspaper strips — that they are written and drawn (i.e., authentically signed by) a single person. »

Références[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. p.34
  2. p.40
  1. p.45
  1. p.8-9
  1. a, b, c, d, e et f p. 3-4
  2. Jacobs, p. 154

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Alter Ego Vol. 3, #54 (Nov. 2005), p. 79
  2. a, b, c et d (en) Joe Mooney, « It's No Joke: Comic Books May Help Kids Learn to Read », Seattle Post-Intelligencer,‎ 19 avril 1987 (consulté le 23 septembre 2008)
  3. a, b, c, d et e (en) John Strausbaugh, « ART; 60's Comics: Gloomy, Seedy, and Superior », The New York Times,‎ 14 décembre 2003 (consulté le 28 juin 2008)
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Ouvrages[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]