Álvaro Noboa

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Álvaro Fernando Noboa Pontón
Fonctions
Président du PRIAN
En fonction depuis le 2001
Membre de l'Assemblée constituante
30 novembre 2007 – 25 juillet 2008
Élection 30 septembre 2007
Biographie
Date de naissance 21 novembre 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Drapeau de l'Équateur Guayaquil (Équateur)
Nationalité Équatorien
Parti politique PRIAN
Conjoint Anabella Azin
Profession Entrepreneur
Religion Catholique

Álvaro Fernando Noboa Pontón, né le 21 novembre 1950 à Guayaquil, est un homme d'affaires et un homme politique équatorien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Homme le plus riche d'Équateur[1], il est à la tête d'un véritable empire autour du commerce de la banane, hérité de son père, Luis Noboa Naranjo[2]. Il est actuellement propriétaire de plus de 110 entreprises en Équateur et dans le monde[1],[3], en particulier de Bananera Noboa, qui produit et distribue la marque de banane Bonita.

Homme politique[modifier | modifier le code]

Noboa est activement impliqué dans la politique nationale. Il est candidat sans succès aux élections présidentielles de 1998, 2002, 2006, 2009 et 2013.

En 1998, il est le candidat à l'élection présidentielle, soutenu par le PRE (Parti roldosiste équatorien - droite populiste). Il est battu au second tour par le démocrate-chrétien Jamil Mahuad.

Il se présente une seconde fois en 2002 avec sa propre formation politique, le Parti rénovateur institutionnel de l'action nationale.

En 2007, il remporte un siège à l'Assemblée constituante.

Élection présidentielle de 2006[modifier | modifier le code]

Lors de sa troisième participation, il arrive en tête au premier tour du scrutin présidentiel, lors des élections générales le 15 octobre 2006[1] après avoir effectué une remontée spectaculaire dans les sondages au cours des semaines précédentes.

Le 26 novembre suivant, il affronte au second tour Rafael Correa, économiste de gauche et considéré comme l'allié du président vénézuélien Hugo Chávez.

Partisan du libéralisme économique, proche de la politique des États-Unis, il mène campagne en distribuant cadeaux et argent lors de ses tournées. Dans son programme, il promet la construction de 300 000 logements pour les défavorisés.

Se présentant comme le « candidat de Dieu, une Bible dans la main et l'autre bras tendu dans la direction de ses ennemis » et accusant son rival d’être « un communiste, ami des terroristes et de Cuba, financé par Hugo Chávez », il annonce que, s’il est élu, il rompra immédiatement toutes relations diplomatiques avec Cuba et le Venezuela.

Après dépouillement de 97,29 % des bulletins de vote, il est battu au second tour de l'élection présidentielle avec 42,96 % des suffrages (2 592 639 voix) contre 57,04 % des suffrages (3 442 184 voix) pour son adversaire[4].

Personnage controversé[modifier | modifier le code]

Tant comme homme d'affaires que comme politicien, Álvaro Noboa a été la cible de nombreuses critiques personnelles et idéologiques et de dénonciations quant à certaines pratiques des entreprises dont il est propriétaire[5]. Ainsi, les conditions de travail des ouvriers des bananeraies du Groupe Noboa ont été régulièrement visées par des critiques internationales, signalant l'interdiction et la criminalisation des syndicats, des cas de travail des enfants et des conditions de travail déplorables affectant la santé des travailleurs[6],[7],[8],[9]. Plusieurs entreprises du Groupe Noboa ont été poursuivies par le fisc équatorien, le SRI, et parfois fermées, pour évasion fiscale[10],[11]. Enfin, Noboa a fait l'objet à titre personnel de certains scandales[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Alvaro Noboa, favori inattendu de la présidentielle équatorienne », Le Figaro, 17 octobre 2006
  2. Slippery Situation - Forbes du 03.17.03
  3. Álvaro Noboa, « Biografía de Álvaro Noboa », sur AlvaroNoboa.com,‎ 2011 (consulté le 5 mars 2012)
  4. Christian Galloy, « L'Équateur vire à gauche: "révolution" de Rafael Correa et reflux des Etats-Unis », sur Latin Reporters,‎ 2006 (consulté le 5 mars 2012)
  5. El Expreso de Guayaquil, 31 juillet 2009, p. 3.
  6. Juan Forero, « In Ecuador's Banana Fields, Child Labor Is Key to Profits », The New York Times, 13 juillet 2002.
  7. Human Rights Watch, « Ecuador: Widespread Labor Abuse on Banana Plantations. Harmful Child Labor, Anti-Union Bias Plague Industry », 25 avril 2002.
  8. Jan Nimmo, Bonita: Ugly Bananas, documentaire.
  9. « SRI clausuró dos empresas de Noboa », El Comercio, 30 mai 2011.
  10. Cristhian Reyes, « SRI anuncia acciones contra bananera Noboa », Radio Sucre, 31 janvier 2012.
  11. « Alvaro Noboa, Ecuadorian Businessman, Politician Accused By NY Model Of Sexual Assault », The Huffington Post, 27 juillet 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]