Águilas Negras

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Águilas Negras
Aigles Noirs
Idéologie extrême droite
Objectifs narcotrafic, lutte contre les FARC et l'ELN
Statut actif
Fondation
Date de formation 2006
Fondé par Vicente Castaño
Pays d'origine Drapeau de la Colombie Colombie
Actions
Mode opératoire lutte armée
Zone d'opération Drapeau de la Colombie Colombie, en particulier dans le nord du pays
Période d'activité 2006-présent
Organisation
Chefs principaux Vicente Castaño
Membres estimé à 4000 combattants
Financement narcotrafic
Groupe relié ACCU,CONVIVIR,AUC
Répression
Considéré comme terroriste par ?
Conflit armé colombien
Vicente Castaño-Gil, le fondateur des Águilas Negras.

Les Águilas Negras (Aigles Noirs) sont un ensemble de groupes armés colombiens, parfois considérés comme la troisième génération de groupes paramilitaires, succédant en cela aux Autodefensas Unidas de Colombia. Cela dit le gouvernement colombien les considère simplement comme un gang criminel[1], spécialisé dans le trafic de drogue, et qui pour ce trafic, sont prêts à collaborer avec les FARC[2]. Ils sont également jugés responsables d'extorsions, rackets et enlèvements. En janvier 2007, le gouvernement a annoncé la création d'un « Bloque de Búsqueda » (bloc de recherche) spécialement chargé de les combattre.

Le groupe est majoritairement présent dans le nord du pays. Son fondateur et chef serait Vicente Castaño-Gil [3], un des fondateurs des AUC qui a refusé le processus de démobilisation engagé avec le gouvernement du président Álvaro Uribe. Il est recherché pour différents crimes dont l'assassinat de son frère Carlos Castaño. Les Águilas Negras passent pour recruter des membres des AUC qui refusent également cette démobilisation : la plupart des commandants de groupe des Águilas Negras seraient d'anciens cadres des AUC[4]. En 2010, les Águilas Negras sont inclus sur la liste des 40 « prédateurs de la liberté de la presse » par Reporters sans frontières, en particulier pour des intimidations et des violences contre des journalistes opposés au régime d'Álvaro Uribe, en particulier dans le nord du pays[5].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'organisation pourrait avoir jusqu'à 4 000 membres, répartis en 22 groupes identifiés[4]. Ces groupes pourraient cependant être plus nombreux, grâce à leur capacité à agir sous couvert.

Références[modifier | modifier le code]