À l'origine (film)

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À l'origine

Description de cette image, également commentée ci-après

Présentation du film au Festival de Cannes 2009

Réalisation Xavier Giannoli
Scénario Xavier Giannoli
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Sortie 2009
Durée 130 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

À l'origine est un film français de Xavier Giannoli, sorti en salles le et présenté en compétition lors de la sélection officielle au Festival de Cannes 2009.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Paul est un escroc, ex-taulard, qui vit d'abus de confiance et de petites combines sous la fausse identité de Philippe Miller. Suite à une méprise, il est pris pour un cadre d'une multinationale de travaux publics, la CGI, et est accueilli comme le messie susceptible de relancer le chantier local d'un tronçon d'autoroute (A61bis) arrêté depuis deux ans près d'une petite ville du nord de la France frappée durement par le chômage. Ce chantier d'autoroute avait été abandonné sur décision administrative à cause de la présence, sur le tracé de la voie, d'une espèce de scarabée extrêmement rare et en voie d'extinction, le pique-prune.

Miller se voit proposer des pots-de-vin de la part des entrepreneurs locaux pour l'attribution des marchés et décide de continuer la supercherie à son bénéfice. Avec l'aide de la municipalité et de la population locale, il réussit à relancer les travaux en prenant la tête d'une filiale fictive du grand groupe, la GMT-R, et fait ainsi renaître l'espoir parmi la population désœuvrée. Peu à peu, sa machination le dépasse. Pris d'affection pour la population et amoureux de la maire de la commune, il décide de pousser la mystification jusqu'au bout. Il doit alors lutter pour trouver l'argent afin de mener les travaux, honorer certaines factures et payer les salaires des ouvriers en escroquant certains fournisseurs ainsi que l'agence locale d'une banque. D'inévitables problèmes de trésorerie et le retour d'un ancien complice essayant de le faire chanter vont semer le doute dans la population.

Poussé dans ses ultimes retranchements et ne voulant finalement pas renoncer à cette réalisation qui donne enfin un sens à sa vie, Paul décide d'utiliser l'ensemble de l'argent liquide qu'il a reçu en pots-de-vin pour parer au plus pressé. Constatant de nombreuses irrégularités dans sa gestion, ses fournisseurs découvrent que le groupe CGI, dont la société GMT-R est censée être une filiale, n'est au courant de rien.

Miller réussit à convaincre les ouvriers d’achever le tronçon d'autoroute, puis il part pour Paris demander au groupe de BTP la clémence pour son équipe, avant de se laisser arrêter par la gendarmerie suite à la plainte des responsables de la CGI et à l'hospitalisation d'un ouvrier à cause d'un accident de pelleteuse sur le chantier, Miller ayant tenu à pousser les travaux jusqu'au bout malgré la pluie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Comparaison avec la réalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Philippe Berre.

Le film est adapté d'un fait divers réel qui a eu lieu à Saint-Marceau dans la Sarthe, à proximité du Mans, en 1997, où le chantier de l'autoroute A28 était arrêté suite à la découverte d'une espèce de scarabée protégée[1]. L'escroc Philippe Berre se fit alors passer pour un entrepreneur chargé de reprendre les travaux et parvint à engager des ouvriers. Il finit par être arrêté et condamné à 5 ans de prison[2],[3] avant de récidiver à plusieurs reprises dans les années 2006-2010[4]. À la fin du film, sont affichées plusieurs mentions relatives à la réalité, notamment « le tronçon réalisé a été déclaré conforme par la DDE » ; or, jamais Philippe Berre n'est intervenu sur le chantier de l'A28[5]. Le chantier du tronçon de l'autoroute A28 sera repris par la suite, sa conformité ne dépendant donc pas d'une quelconque influence du travail de Philippe Berre ou de son équipe lors de la supercherie qui dura près d'un mois.

Afin de réaliser son film au mieux, le réalisateur a fait appel à Laurent Leguevaque, ancien juge d'instruction du Mans alors chargé de l'affaire, [6] qui joue son propre rôle à la fin du film[7].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un invraisemblable fait divers dans Le Figaro du 10 novembre 2009
  2. Xynthia : l'escroc qui a inspiré le film "À l'origine" a été arrêté, lemonde.fr, article du 9 mars 2010.
  3. L’homme qui rêvait d’être chef de chantier, batiweb.com, 17 décembre 2002.
  4. Prison ferme pour l'escroc qui a inspiré le film À l'origine dans Le Figaro du 29 avril 2010
  5. Documentaire de Pascal Catuogno, À l’origine d’« À l’origine ».
  6. Un fait divers Sarthois inspire un film, lemans.maville.com, le 27 octobre 2009
  7. a, b et c « À l'origine : les secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 6 janvier 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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