À l'Ouest, rien de nouveau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir À l'Ouest, rien de nouveau (homonymie).
À l'Ouest, rien de nouveau
Couverture de l'édition originale
Couverture de l'édition originale

Auteur Erich Maria Remarque
Genre Roman
Version originale
Titre original Im Westen nichts Neues
Éditeur original Ullstein
Langue originale Allemand
Pays d'origine Drapeau d'Allemagne Allemagne
Date de parution originale 29 janvier 1929
Version française

À l'Ouest, rien de nouveau (en allemand Im Westen nichts Neues) est un roman paru en 1928, écrit par Erich Maria Remarque[1]. Le roman décrit la Première Guerre mondiale vue par un jeune soldat volontaire allemand sur le front ouest. Symbole du pacifisme allemand, le roman devient rapidement un best-seller et est suivi par d'autres romans de la même veine : Après, Trois camarades, etc. L'auteur, pourchassé dès 1930 par les nazis – pour son pacifisme comme pour ses origines – émigre en Suisse, puis aux États-Unis ; son livre subit un autodafé nazi le 10 mai 1933[2].

Sommaire

Le roman [modifier]

Paul Bäumer est un jeune Allemand de 19 ans, Après avoir été soumis à un bourrage de crâne patriotique par leur professeur, Kantorek, tous ses camarades de classe et lui-même s'engagent volontairement dans l'armée allemande[3].

Après dix semaines d’entraînement, la rencontre du fameux caporal Himmelstoss et la brutalité de la vie au front font découvrir à Paul et à ses amis que leur idéal de patriotisme et de nationalisme se résume à des clichés inadaptés au monde réel. Sous le révélateur de la guerre, le jeune soldat se sent trahi par ses maîtres :

« Ils auraient dû être pour nos dix-huit ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès – préparant l'avenir. Parfois, nous nous moquions d'eux et nous leur jouions de petites niches, mais au fond nous avions foi en eux. La notion d'une autorité, dont ils étaient les représentants, comportait à nos yeux, une perspicacité plus grande et un savoir plus humain. Or, le premier mort que nous vîmes anéantit cette croyance. Nous dûmes reconnaître que notre âge était plus honnête que le leur. Ils ne l'emportaient sur nous que par la phrase et l'habileté. Le premier bombardement nous montra notre erreur et fit écrouler la conception des choses qu'ils nous avaient inculquée. »

— Erich Maria Remarque, À l'ouest, rien de nouveau, chapitre I[4].

Paul raconte les abominations de la guerre : les tranchées ne sont même plus en état d'être occupées, envahies de rats ou complètement détruites par les obus. Heureux d'avoir une permission, Paul rentre chez lui, mais n'est compris que de sa mère qui ne lui pose aucune question. De retour de permission, il est heureux de n'avoir perdu aucun de ses amis.

Obligé de mûrir d'un coup à 19 ans et Paul remet en cause les références morales qu'on lui a inculquées et se demande comment, lui qui n'a jamais connu autre chose que la guerre, va pouvoir mener une vie normale une fois ce désastre fini.

La souffrance physique est poussée à son paroxysme, nous pouvons ajouter que les 2 frères sont en recherche d'un idéal les corps sont dénudés et découpés, réduits en charpie par l'artillerie, la blessure espérée comme un billet de retour à l’arrière, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n’arrivent même plus à exprimer ce qu’ils vivent sur le front, car les gens de l’arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive.

Adaptations [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Le roman commença cependant à paraître sous forme de feuilleton dans la Vossische Zeitung à partir de novembre 1928.
  2. Ian Kershaw, Hitler. 1889-1936 : Hubris, tome I, p. 685, Flammarion, 2000.
  3. Erich Maria Remarque, À l'Ouest, rien de nouveau, p. 12, Le Livre de Poche
  4. Erich Maria Remarque, À l'Ouest, rien de nouveau, p. 17, Le Livre de Poche

Articles connexes [modifier]