Vladimir Vetrov

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== Références audiovisuelles ==
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*En 2008, [[Jean-François Delassus]] réalise "L'affaire Farewell", un documentaire franco-canadien tourné en 2 épisodes de 54min chacun pour les télévisions allemande ([[ZDF]]), finnoises ([[YLE]]) ainsi que française ([[ARTE]]). Ce documentaire est tourné à la manière d'un film d'espionnage qui mêle reconstitutions et entretiens.
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*En 2008, [[Jean-François Delassus]] réalise "L'affaire Farewell", un documentaire franco-canadien tourné en 2 épisodes de 54min chacun pour les télévisions allemande ([[ZDF]]), finnoises ([[YLE]]) ainsi que française ([[ARTE]]). Ce documentaire est tourné à la manière d'un film d'espionnage qui mêle reconstitutions et entretiens avec les véritables protagonistes de l'époque encore en vie (directeurs de la DST, de la DGSE, de la CIA, et même de l'ancien KGB, ainsi que divers personnages-clés tels que Prévost).
*En {{Date||septembre|2009|au cinéma}}, [[Christian Carion]] présente son film ''[[L'Affaire Farewell]]'' aux écrans français, avec [[Emir Kusturica]] dans le rôle de Vladimir Vetrov alias Farewell et [[Guillaume Canet]] dans le personnage fictif de Pierre Froment, inspiré du réel héros l'ingénieur [[Xavier Ameil]]<ref>« Farewell, l'espion qui fait chuter l'[[URSS]] », dans le magazine ''[[Ça m'intéresse]]'' du {{Date||septembre|2009}} N°343, pages 78-81.</ref>.
*En {{Date||septembre|2009|au cinéma}}, [[Christian Carion]] présente son film ''[[L'Affaire Farewell]]'' aux écrans français, avec [[Emir Kusturica]] dans le rôle de Vladimir Vetrov alias Farewell et [[Guillaume Canet]] dans le personnage fictif de Pierre Froment, inspiré du réel héros l'ingénieur [[Xavier Ameil]]<ref>« Farewell, l'espion qui fait chuter l'[[URSS]] », dans le magazine ''[[Ça m'intéresse]]'' du {{Date||septembre|2009}} N°343, pages 78-81.</ref>.

Version du 1 novembre 2009 à 08:03

Vladimir Ippolitovitch Vetrov, né le 10 octobre 1932 et (mort) fusillé dans une prison moscovite le 23 janvier 1985, également connu sous son nom de code « Farewell », est un lieutenant-colonel soviétique du KGB responsable de la section Europe occidentale de ce service. Agent double au service de la DST, il a permis de mieux connaître les méthodes et la structure du KGB dans les années 1980 en pleine guerre froide. Selon Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis, c'est « la plus grande affaire d’espionnage du XXe siècle », et pour l'historien Marc Ferro, cette histoire a contribué à faire chuter l’URSS[1].

Sommaire

Biographie

Il poursuit des études dans une école d'ingénieur à Moscou et se spécialise en électronique. Après cinq ans de formation, il obtient un poste d'ingénieur dans une usine de machines à calculer. Il suit ensuite une longue formation au KGB et apprend l'anglais, le français et toutes les techniques d'espionnage.

En 1965, il est placé à l'ambassade d'URSS à Paris, attaché au développement du commerce soviétique avec la France. Il recrute des agents chargés de fournir à l'Union soviétique des informations techniques dont elle a besoin. Il se fait repérer assez rapidement par la DST (Direction de la Surveillance du Territoire), qui suit ses mouvements et prend contact avec lui de façon informelle.

En 1970, au bout de cinq ans, il doit retourner à Moscou, affecté à un ministère technique, avant qu'il soit envoyé au Canada dans la mission commerciale de l'ambassade d'URSS. Souvent ivre dès le matin, il est renvoyé au bout de 9 mois à peine en Union Soviétique. Il est nommé chef adjoint du département de l'information, responsable de l'espionnage technique à l'étranger. Il a accès à l'ensemble des sources parvenant des informateurs occidentaux. À ce moment, il fait appel à son ami français Jacques Prévot, directeur des ventes de Thomson CSF en URSS, pour proposer son aide en tant qu'agent double aux services de renseignement français et transmettre des documents classifiés. C'est alors que la DST lui attribue un nom de code : « Farewell ». Les documents fournis révèlent le fonctionnement du système soviétique et l'organisation de l'espionnage de l'Occident.

Lorsque François Mitterrand parvient au pouvoir après l'élection présidentielle française de 1981, il autorise la Direction de la Surveillance du Territoire à prendre contact avec la CIA et à transmettre aux américains certaines informations sur le degré d'infiltration des services d'espionnage de l'Union soviétique.

Il fournit à la France par l'intermédiaire de l'ingénieur Xavier Ameil, entre 1980 et 1982, 3 000 documents explicitant la structure du KGB en Occident, ainsi que ses méthodes d'espionnage industriel et scientifique. Il fournit également une liste de 250 agents du KGB à travers le monde. Ces informations, exploitées par la DST, permirent à François Mitterrand de faire expulser 47 agents du KGB résidant en France en avril 1983, peu après la nomination du préfet Yves Bonnet à la tête de la DST.

Pour justifier ces expulsions, le Chef de cabinet du Ministère des Affaires étrangères de Claude Cheysson convoqua l'ambassadeur de l'Union soviétique à Paris et lui montra l'original de la liste des membres du KGB résidant en France, celle qui avait été transmise par Vetrov. Ceci a considérablement simplifié le travail du service de contre-espionnage soviétique pour trouver qui aurait pu être en possession de ce document.

À la même époque, Vetrov prend beaucoup trop de risques. Il tente d'assassiner sa maîtresse , tue un passant qui tentait de s'interposer et se fait arrêter par la police soviétique et envoyer au Goulag en Sibérie pour une peine de 12 ans sans qu'il ne lui soit reproché ses actes d'espionnages. Il est retrouvé par des agents du KGB, qui l'identifient comme étant Farewell. Condamné à mort pour faits de haute trahison, il est exécuté en 1985 d'une balle dans la tête à la prison de Lefortovo à Moscou.

Références audiovisuelles

  • En 2008, Jean-François Delassus réalise "L'affaire Farewell", un documentaire franco-canadien tourné en 2 épisodes de 54min chacun pour les télévisions allemande (ZDF), finnoises (YLE) ainsi que française (ARTE). Ce documentaire est tourné à la manière d'un film d'espionnage qui mêle reconstitutions et entretiens avec les véritables protagonistes de l'époque encore en vie (directeurs de la DST, de la DGSE, de la CIA, et même de l'ancien KGB, ainsi que divers personnages-clés tels que Prévost).
  • En septembre 2009, Christian Carion présente son film L'Affaire Farewell aux écrans français, avec Emir Kusturica dans le rôle de Vladimir Vetrov alias Farewell et Guillaume Canet dans le personnage fictif de Pierre Froment, inspiré du réel héros l'ingénieur Xavier Ameil[2].

Liens externes et références

Notes et références

  1. Pour l’historien Marc Ferro, cette histoire a contribué à faire chuter l’URSS : « Déjà, en Afghanistan, ils perdaient des plumes. A Tchernobyl, on voit que leur matériel n’est pas entretenu. La cité du bonheur humain que devait être la Russie, cela a été le goulag. Si leurs services secrets ne fonctionnent plus, comme le dit Andropov, c’est le bordel. Cet évènement démantèle la confiance des Russes en leur service extérieur. Tout cela a contribué à ce que les Russes ne veulent plus du régime, et donc a contribué à sa chute », France Info, émission de 5'44s.
  2. « Farewell, l'espion qui fait chuter l'URSS », dans le magazine Ça m'intéresse du septembre 2009 N°343, pages 78-81.
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