Aire-sur-la-Lys

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=== Élections et vie politique ===
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Si l'essentiel de la région Nord-Pas-de-Calais est clairement orienté à gauche — le Pas-de-Calais en particulier est un bastion du [[Parti socialiste (France)|Parti socialiste]], Aire-sur-la-Lys est moins nettement marquée politiquement. Les élections récentes ont en effet montré à plusieurs reprises des variations dans les partis politiques dont sont issus les élus ou les candidats aux élections nationales en faveur de qui la ville se prononce.
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Au premier tour des élections présidentielles de 2002, la ville a placé — contrairement aux résultats nationaux — le candidat socialiste [[Lionel Jospin]] devant le président du [[Front national]] [[Jean-Marie Le Pen]], le candidat [[Rassemblement pour la République|RPR]] Jacques Chirac arrivant en tête avec 18,53 % des voix<ref name="presidentielles 2002">{{lien web|url=http://www.annuaire-mairie.fr/elections-presidentielles-2002-ville-aire-sur-la-lys.html|titre=Vote sur Aire-sur-la-Lys : Présidentielles 2002|site=annuaire-mairie.fr|consulté le=2 novembre 2009}}</ref>. Si Aire a voté massivement au second tour pour le candidat de la droite parlementaire, le score de Jean-Marie Le Pen a été meilleur (19,61 %)<ref name="presidentielles 2002"/>qu'à l'échelle nationale (17,79 %<ref>{{lien web|url=http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2002/FE.html|titre=Résultats de l'élection présidentielle - Dimanche 5 mai 2002|site=interieur.gouv.fr|consulté le=2 novembre 2002}}</ref>).
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[[Ségolène Royal]] est arrivée en tête à Aire-sur-la-Lys aux élections présidentielles de 2007, devançant [[Nicolas Sarkozy]] de quatre points au premier tour, dix au second<ref name="presidentielles 2007">{{lien web|url=http://www.annuaire-mairie.fr/elections-presidentielles-2007-ville-aire-sur-la-lys.html|titre=Vote sur Aire-sur-la-Lys : Présidentielles 2007|site=annuaire-mairie.fr|consulté le=2 novembre 2009}}</ref>. Si aux élections législatives, la gauche est arrivée en tête à Aire-sur-la-Lys, ce résultat a été moins net que dans l'ensemble de la 8{{e}} circonscription du Pas-de-Calais. Au premier tour, [[Michel Lefait]] (PS) obtient 46,55 % des voix à Aire-sur-la-Lys face à la candidate UMP [[Marie-François Bataille]] (36,62 %)<ref name="le Monde législatives 2007">{{lien web|url=http://www.lemonde.fr/web/minires/resultat/0,62-0@2-823448,68-805@45-1@45-71165,0.html|titre=Législatives 2007: les résultats du premier tour. Aire-sur-la-Lys - 8ème circonscription (62)|site=lemonde.fr|consulté le=2 novembre 2009}}</ref>. Mais à l'échelle de la circonscription, Michel Lefait a obtenu 51,97 % des voix et a ainsi été élu dès le premier tour<ref name="le Monde législatives 2007"/>.
Après plus de trente ans de pouvoir de la droite, les électeurs airois ont voté lors des élections municipales de 2008 en faveur de la liste « Aire autrement », soutenue par le [[Parti socialiste (France)|Parti socialiste]]. Au second tour de l'élection, sur un total de {{formatnum:5063}} suffrages exprimés, {{formatnum:2556}} voix sont allées à la liste menée par Jean-Claude Dissaux, contre {{formatnum:1549}} à celle d'André Démaret et {{formatnum:958}} à celle de Jean-Claude Wident. Le graphique ci-dessous montre la répartition des voix entre les différentes listes :
Après plus de trente ans de pouvoir de la droite, les électeurs airois ont voté lors des élections municipales de 2008 en faveur de la liste « Aire autrement », soutenue par le [[Parti socialiste (France)|Parti socialiste]]. Au second tour de l'élection, sur un total de {{formatnum:5063}} suffrages exprimés, {{formatnum:2556}} voix sont allées à la liste menée par Jean-Claude Dissaux, contre {{formatnum:1549}} à celle d'André Démaret et {{formatnum:958}} à celle de Jean-Claude Wident. Le graphique ci-dessous montre la répartition des voix entre les différentes listes :
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Les chiffres de l'abstention sont légèrement plus faibles à Aire-sur-la-Lys que dans le reste de la France. Au second tour des présidentielles de 2007, l'abstention a été de 14,46 %<ref name="presidentielles 2007"/> (16,03 % en France<ref>{{lien web|url=http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/FE.html|titre=Résultats de l'élection présidentielle - Dimanche 6 mai 2007|site=interieur.gouv.fr|consulté le=2 novembre 2002}}</ref>). Aux élections européennes de 2009, 43,18 % des inscrits se sont déplacés<ref>{{lien web|http://www.annuaire-mairie.fr/elections-europeennes-2009-ville-aire-sur-la-lys.html|titre=Vote sur Aire-sur-la-Lys : Européennes 2009|site=annuaire-mairie.fr|consulté le=2 novembre 2009}}</ref>, contre 40,65 % à l'échelle du pays<ref>{{lien web|url=http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/europeennes-2009-resultats-du-scrutin.html|titre=Européennes 2009 : les résultats du scrutin|site=vie-publique.fr|consulté le=2 novembre 2009}}</ref>.
=== Liste des maires ===
=== Liste des maires ===

Version du 2 novembre 2009 à 19:09

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aire.
Aire-sur-la-Lys

Rue de Saint Omer avec la Chapelle Saint Jacques
Rue de Saint Omer avec la Chapelle Saint Jacques

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Aire-sur-la-Lys
Code Insee abr. 62014
Code postal 62120
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Dissaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aire
Démographie
Population 9 606 hab. (2006)
Densité 288 hab./km²
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 22″ Nord
       2° 23′ 51″ Est
/ 50.6394444444, 2.3975
Altitudes mini. 16 m — maxi. 48 m
Superficie 33,38 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Aire-sur-la-Lys (en néerlandais : Ariën) est une ville française de 10 000 habitants environ, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Airois.

Commune fortifiée faisant successivement partie du Comté de Flandre, du Comté d'Artois, du Duché de Bourgogne puis des Pays-Bas espagnols, Aire-sur-la-Lys est définitivement rattachée à la France par le traité d'Utrecht (1713). S'ensuit une longue période de stagnation tant économique que démographique qui contraste au XIXe et au début du XXe siècle avec le dynamisme du Bassin minier voisin. Aire-sur-la-Lys peut néanmoins bénéficier de sa situation privilégiée au cœur de la région Nord-Pas-de-Calais et surtout de son patrimoine architectural riche de 23 monuments historiques.

Sommaire

Géographie

Situation

Aire-sur-la-Lys est située à 220 km au nord de Paris à vol d'oiseau. Les principaux centres urbains du Nord-Pas-de-CalaisArras (chef-lieu du département), Lille, Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer — sont tous situés à une distance comprise entre 50 et 60 km, ce qui donne à Aire-sur-la-Lys une position centrale dans sa région.

La cité est la première ville traversée par la Lys qui se jette dans l'Escaut à Gand. Elle est également ceinturée par la Laquette (affluent de la Lys), la Liauwette et le canal de Neufossé.

Aire-sur-la-Lys est entourée des communes suivantes :

Les communes de Blaringhem, Boëseghem et Thiennes sont situées dans le département voisin du Nord. La limite entre les deux départements n'est en effet située qu'à trois kilomètres au nord-est du centre-ville.

Site

Toponymie

La villa signalée en 847 s'appelait originellement « Aria[1] » ; ce toponyme est devenu au fil de siècles « Aire » par transformation phonétique. En 1982, la commune d'Aire est devenue par décret la commune d'Aire-sur-la-Lys[2],[3]. Le toponyme « Aire » s'est donc vu ajouter celui de la principale rivière qui traverse la ville et celui de la plaine dont elle forme l'extrémité occidentale.

Hydrologie

Climat

Aire-sur-la-Lys est caractérisé par un climat de type océanique : les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles et les précipitations ne sont négligeables en aucune saison. Aire-sur-la-Lys est effet située à 50 km de la Mer du Nord et à 60 km de la Manche, qui influent beaucoup sur son climat.

Les données suivantes proviennent de la station Météo-France de Lille-Lesquin, située à 55 km à l'est mais dont le climat est très semblable :


Ville Ensoleillement
Weather-clear.svg (h/an)
Pluie
Weather-overcast-rare-showers.svg (mm/an)
Neige
Weather-snow.svg (j/an)
Orage
Weather-violent-storm.svg (j/an)
Brouillard
Weather-day-more-fog.svg (j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Lille-Lesquin[4] 1617 723 19 18 62
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74


Températures et précipitations à Lille selon le mois entre 1971 et 2009
Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales (°C) 5.7 6.7 10.1 13.1 17.5 20.0 22.7 23.1 19.4 14.7 9.3 6.6
Températures minimales (°C) 1.0 1.0 3.1 4.7 8.4 11.0 13.1 12.9 10.7 7.4 3.8 2.1
Températures moyennes (°C) 3.4 3.8 6.6 8.9 12.9 15.5 17.9 18.0 15.0 11.1 6.6 4.4
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 57.0 43.6 57.5 50.4 62.6 68.1 61.2 52.8 63.6 66.8 71.5 68.1
Source : Fiche climatologique de Lille-Lesquin par Météo France

Urbanisme

Transports et accès

Aire-sur-la-Lys était située jusqu'en 2006 sur la route nationale 43, reliant Metz à Calais via Charleville-Mézières, Douai, Lens, Béthune et Saint-Omer. Cette route est aujourd'hui déclassée en route départementale 943. Elle a en effet été supplantée par l'autoroute A26 (Troyes - Reims - Arras - Calais) depuis l'ouverture de cette dernière en 1981[5]. L'échangeur n°4 de l'autoroute, qui porte le nom de la ville, est situé à 15 km à l'ouest de la ville[6]. L'échangeur n°5, baptisé « Lillers », est lui à 12 5 km au sud de la ville[6]. Cette autoroute a considérablement rapproché Aire-sur-la-Lys des grandes villes avoisinantes. Les temps de trajet théoriques par la route sont ainsi de 30 minutes pour Béthune, 40 minutes pour Arras, 55 minutes pour Calais, une heure 15 minutes pour Valenciennes, deux heures cinq minutes pour Reims et deux heures 35 minutes pour Paris[6]. Saint-Omer, quant à elle, n'est qu'à 25 minutes, Lille et Dunkerque à une heure et Bruxelles à deux heures[6].

Si Hazebrouck a été préférée à Aire comme noeud ferroviaire, une gare nommée « Aire-sur-la-Lys » a été créée sur la ligne Arras - Dunkerque à l'ouverture de celle-ci[7], dans la commune de Molinghem, à six kilomètres à l'est de la ville[6]. Aire-sur-la-Lys posséda ensuite de 1878 à 1990 une gare sur la ligne de Berguette a Arques[7]. Cette gare est aujourd'hui fermée au trafic voyageurs, tout comme la ligne qui ne subsiste plus qu'en tant qu'embranchement particulier[2]. Si l'arrivée du TGV dans le Nord-Pas-de-Calais a rapproché Aire-sur-la-Lys du reste de la France, les Airois doivent néanmoins faire 28 km[6] jusqu'à Béthune s'ils veulent prendre un train vers Paris, et 65 km[6] jusqu'à Lille s'ils veulent se rendre à Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Limoges, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Besançon ou encore Strasbourg.

L'ancienne ligne ferroviaire Berguette - Saint-Omer a été remplacée par une ligne de bus, qui relie quatre fois par jour Aire à Isbergues et à Saint-Omer[8]. Les bus Inglard, quant à eux, relient neuf fois par jour la ville à Hazebrouck[8] (ligne 205 du réseau Arc-en-Ciel[9]), où il est possible de prendre un train pour Lille, Dunkerque ou Paris.

Aire-sur-la-Lys ne possède pas d'aéroport. Les aéroports les plus proches sont ceux de Lille - Lesquin, à 55 km[6] à l'est et de Calais - Dunkerque à 60 km[6] au nord-ouest. Le second n'assurant aucune ligne commerciale régulière, c'est à Lille que les Airois vont prendre l'avion.

Histoire

Une commune flamande puis artésienne (847 - 1499)

Aire est citée une première fois en 847[1] : elle n'était alors qu'une villa occupant un léger relief au nord de la ville actuelle[1]. La ville se développe autour du castrum que Baudoin II, comte de Flandre, fait construire vers l'an 900[10] au confluent de la Lys et du Mardyck[11] pour résister aux invasions normandes. Ce château, dont il ne reste rien, était situé à l'emplacement actuel des places des Béguines et de Saint-Pierre[10]. L'agglomération se développe le long de la route d'Arras à Saint-Omer, qui fait un angle droit au lieu dit « ad crucem Arie »[10].

En 1059[10], alors qu'un nouveau château est construit[1], le comte de Flandre Baudoin V institue un chapitre de chanoines au sein du castrum et ordonne la construction d'une église consacrée à Saint Pierre. L'église est consacrée en 1166[10], après plus d'un siècle de travaux ; elle était située au même endroit que l'actuelle collégiale mais était plus petite. Aire devient donc à la fin du XIIe siècle un centre religieux important, avec pas moins de 37 chanoines[12].

Vers l'an 1200, un nouveau château est construit par Baudouin IX. La ville est entourée d'une muraille en pierres blanches, dont le tracé ne changera pas jusqu'en 1893[13],[1].

Au début du XIIe siècle, la ville devenue importante — 1 000 à 2 000 habitants peut-être[13] — peut obtenir une charte de libertés communales , reconnue en 1188 par le comte de Flandre Philippe d'Alsace[1] sous le nom de « Charte de l'Amitié »[13], mais qui existait déjà sous Clémence de Bourgogne (régente de 1096 à 1100)[14]. Le bourg ne cessera d'obtenir de nouvelles libertés au cours des siècles suivants. La commune est dirigée par un échevin ; un châtelain puis un bailli représentent le comte de Flandres[15]. Le nouveau statut de la ville est symbolisé par ses armes, « un loup d'or sur fond de gueule »[16] — celui-ci sera plus tard remplacé par les armes actuelles — et par la construction d'un beffroi, signalé au début du XIIIe siècle[16].

Aire, ville flamande dont l'importance est comparable à celle d'Ypres ou de Courtrai[16], se soulève en 1213 contre le comte Ferrand de Portugal. Ce dernier assiège la ville, qui ne peut survivre que grâce à un convoi de grains providentiellement envoyé par le Roi de France. Le culte que rend la ville à Notre-Dame Panetière serait lié à cet événement[16].

En 1237, le Comté d'Artois est séparé du Comté de Flandre et Aire fait partie de la nouvelle entité. Elle devient dès lors une ville frontière marquée par les conflits entre les Comtes de Flandre et leur suzerain le Roi de France. Néanmoins, si l'Artois est dévasté par la guerre de Cent Ans, les murs d'Aire découragent les Anglais de vouloir prendre la ville[17]. Aire devient ainsi un refuge pour les populations rurales des environs[1]. La commune refuse de reconnaître le roi Édouard III d'Angleterre en 1338[17].

En 1374, Marguerite, comtesse d'Artois, donne à la ville de nouvelles chartes[17]. Sa petite-fille Marguerite ayant épousé en secondes noces le duc Philippe II de Bourgogne, l'Artois est rattaché en 1384 au très étendu Duché de Bourgogne. C'est à Aire que le futur duc Philippe le Bon fait célébrer en 1415 les funérailles de ses deux oncles tués à Azincourt[18].

Si le XIVe siècle avait été une période troublée — les incendies étaient fréquents[19] et la peste noire tua 4 000 personnes en 1349[20] — le XVe siècle est une période de paix et de prospérité pour Aire et plus largement la Flandre. Aire est alors une ville dynamique tant par son activité économique que par ses fêtes. L'importance religieuse de la ville attirait souvent en ses murs l'évêque de Thérouanne[18] : Aire, outre son chapitre de chanoines, comptait en effet trois paroisses, trois couvents, une école latine et l'hôpital Saint-Jean-Baptiste[21].

Si Louis XI s'est emparé de la Bourgogne après la défaite de Charles le Téméraire en 1477, il ne tente pas dans un premier temps de s'emparer d'Aire[20]. C'est après avoir acheté le sire de Cohem[22], qui gouvernait la place au nom de Marie de Bourgogne, que le maréchal d'Esquerdes prend Aire en 1482. Cette occupation ne dura que 17 ans : le roi Charles VIII rendit l'Artois à Maximilien de Habsbourg, veuf de Marie de Bourgogne, pour avoir les mains libres dans sa volonté de conquérir le Royaume de Naples.

Une place forte disputée (1499 - 1713)

En 1499, Aire est intégrée aux Pays-Bas bourguignons. Ces derniers font partie des nombreuses terres dont Charles Quint hérite et qui le placent à la tête du plus grand ensemble territorial d'Europe. La transition se fait sans difficulté : le gouvernement français n'a pas bonne presse à Aire[23], et l'empereur confirme dès 1516 les privilèges de la ville[23]. Il est ainsi reçu avec joie à Aire en 1540[23].

La guerre — ininterrompue de 1521 à 1558[23] — nécessite de renforcer les défenses de la ville. Aire est en effet une pièce maitresse du système défensif imaginé par l'empereur contre la France[23] : de plus, Aire se trouve à quelques kilomètres seulement de la place forte française de Therouanne[1]. Un système de bastions polygonaux est substitué au système ancien de fortifications[23], et l'empereur ordonne en 1520 la démolition de la chapelle Notre-Dame hors les murs[23], remplacée par une nouvelle église paroissiale.

En 1492, le chantier de construction d'une nouvelle église est lancé par les chanoines de Saint Pierre[24]. Il durera près d'un siècle, le chapitre en assurant lui-même le financement[24]. La collégiale que nous voyons aujourd'hui était à l'époque l'une des plus grandes églises de style flamboyant des Pays-Bas méridionaux. La Réforme ne trouve pas beaucoup d'écho à Aire ; au contraire, la ville adhère en 1579 à l'union d'Atrecht qui demande l'interdiction du culte protestant[24].

Les premières années du XVIIe siècle correspondent à une période de paix et de grands travaux. Un corps de garde est construit en 1600 grâce à la levée d'un impôt sur la bière et le vin[25] ; l'hôtel de ville est reconstruit à partir de 1625[25]. Un collège jésuite est ouvert en 1615 rue de Saint-Pierre, avant de déménager huit ans plus tard dans des locaux plus spacieux rue de Saint-Omer[25] ; ce n'est qu'en 1682 que l'évêque d'Ypres posera la première pierre de l'église de ce collège[26]. Quant au mur d'enceinte, il est entièrement reconstruit entre 1570 et 1620[25].

En 1635, la France entre en guerre contre l'Espagne aux côtés des Provinces-Unies. 25 000 hommes commandés par le Maréchal de la Meilleraye assiègent Aire à partir du 19 mai 1641[27] ; si les pertes sont considérables du côté français, les 2 000 hommes de la garnison d'Aire doivent néanmoins se rendre le 26 juillet[27]. La victoire n'est cependant que de courte durée : la population de la ville est farouchement hostile aux Français, et le cardinal-Infant assiège bientôt la ville[27] dont les murailles ont été détruites par l'armée française. Le colonel d'Aigueberre, qui a succédé à Meilleraye, capitule le 7 décembre[27]. Après sept mois de combats, la ville est en ruines et a été désertée par ses habitants. Les Français restent néanmoins menaçants : le fort Saint-François est donc construit en 1642[27].

Aire redevient ensuite une ville prospère grâce aux campagnes agricoles qui l'entourent, à ses nombreuses petites industries[28], à sa vitalité religieuse — quatre nouveaux couvents sont créés[26] — et surtout à son port. En l'absence de communication fluviale entre l'Aa et la Lys, les marchandises remontant l'Aa depuis le port maritime de Gravelines doivent en effet être transportées par voie routière de Saint-Omer à Aire, avant de descendre la Lys vers la Flandre[28].

La guerre reprend en 1667. Le maréchal d'Humières, accompagné de 15 000 hommes, de Vauban et de Louvois, assiège Aire en juillet 1676[29],[28]. Pour ne pas répéter les erreurs du passé, l'armée de Schomberg est placée de manière à barrer le passage au général espagnol Villahermosa[28]. Louvois fait bombarder de nuit et cible les maisons bourgeoises : la ville ainsi terrorisée se rend le 31 juillet[28]. Vauban entreprend ensuite de réorganiser la défense de la ville, en créant de nouvelles casernes et en renforçant les fortifications[26].

En 1701, la guerre frappe à nouveau aux portes d'Aire. Les Hauts-Alliés assiègent la ville en septembre 1710[26] et celle-ci est remise en novembre aux Hollandais[30]. Elle reste hollandaise jusqu'au traité d'Utrecht le 14 avril 1713 : le 1er juin, à la même heure, la France rend Furnes et les Provinces-Unies Aire[30]. La ville est désormais définitivement rattachée à la France. Au total, Aire aura été assiégée dix fois entre 1127 et 1710[réf. nécessaire].

Un long déclin (1713 - 1914)

Les nombreux sièges qu'a connu Aire depuis un siècle ont laissé une ville en ruines : c'est maintenant l'heure de la reconstruction. En 1715, Louis XIV autorise la construction d'un nouvel hôtel de ville[31]. Le bâtiment actuel est achevé en 1721 et le beffroi en 1724[31]. Grâce à l'intervention du cardinal de Fleury, ministre de Louis XV, l'église du chapitre de Saint-Pierre est reconstruite en plusieurs étapes jusqu'en 1788[31]. La ville accueille désormais une importante garnison dans ses nombreuses casernes[32]. Le 17 novembre 1722, une ordonnance royale fixe pour plusieurs décennies les règles de l'urbanisme à Aire[33],[32] : la ville se transforme rapidement. Aire est donc aujourd'hui en grande partie une ville du début du XVIIIe siècle. Néanmoins, la ville reste corsetée dans ses murs trop étroits[32].

L'administration est beaucoup plus stricte et centralisée que sous les Espagnols[34]. Le bailli n'a plus que des pouvoirs très limités et le mayeur est nommé par le Roi. En 1762, le Parlement de Paris décide d'expulser les Jésuites du Royaume de France : le collège est ainsi fermé en 1769[34]. Ce n'est qu'après une longue campagne de protestations à Versailles et Arras que le magistrat obtient le rétablissement d'un collège confié aux Pères de la doctrine chrétienne[34].

Si des travaux sont menés pour remettre en état les fortifications[34], leur état reste déplorable. À la fin du XVIIIe siècle, le château est en ruines faute d'entretien[34]. Surtout, le pouvoir royal impose la construction d'un canal de jonction entre la Lys et l'Aa[35]. Le port d'Aire, court-circuité par ce canal, est déserté dès l'ouverture de celui-ci en 1771[35],[32]. De plus, une route est ouverte entre Lillers et Saint-Venant, évitant elle aussi Aire[35]. La situation économique à Aire à la fin du XVIIIe siècle est donc des plus moroses.

Les débuts de la Révolution sont enthousiastes à Aire[36]. Néanmoins, les désillusions arrivent vite, notamment dans le domaine religieux : la population accepte mal les nouveaux pasteurs et la suppression du chapitre et des couvents[36]. La ville, qui espérait être choisie comme chef-lieu du nouveau département du Pas-de-Calais, n'obtient finalement qu'un chef-lieu de canton[36]. Aire, de plus, est particulièrement touchée par les guerres et par les famines[37]. La ville, qui n'avait pas constitué de Comité de surveillance, s'en voit imposer un : celui-ci accuse en juin 1794 la ville entière d'être « égarée »[38]. Une centaine d'Airois sont fait prisonniers et 21 sont exécutés à Arras[38]. Après les dures années de la Révolution, le Consulat et l'Empire correspondent à une période d'accalmie : l'église Saint-Pierre est rouverte en 1802[39], et deux établissements scolaires sont créés — un collège municipal et une école de filles dirigée par les Ursulines[39]. La ville, qui n'aurait pu soutenir un nouveau siège, n'est occupée ni en 1814, ni en 1815[39].

Le déclin de la ville au XVIIIe siècle se poursuit au XIXe siècle. André-Camille Dard ne poursuit pas sa Notice historique sur Aire au-delà de 1815, car « depuis cette époque Aire, simple chef-lieu de canton, n'a plus d'histoire et vit oubliée[40]. » La ville passe en effet à côté de l'essor démographique et économique du Nord-Pas-de-Calais. L'armée refuse l'implantation des Aciéries de France sur un terrain jugé trop proche des fortifications ; les Aciéries s'installent donc à Isbergues[7],[32]. La ligne de chemin de fer d'Arras à Dunkerque passe à 5 km à l'est de la ville ; ce n'est qu'en 1878[32] qu'Aire obtient une gare sur la modeste ligne de Berguette à Saint-Omer[7]. Quant aux sociétés de recherche et de prospection de charbon, elles font toutes faillite faute d'avoir trouvé un filon exploitable[41]. La ville ne peut donc vivre que de ses marchés agricoles[32] et de sa petite industrie — usine à gaz[32], brasserie[32], chapeaux Blondel, chaussures fabriquées à domicile pour le compte des Établissements Fanien de Lillers[41].

Néanmoins, si la ville connaît un certain déclin économique, elle conserve une forte vitalité intellectuelle et artistique[41]. La ville accueille de nombreuses sociétés musicales, des sociétés sportives, ainsi qu'une école de musique et une école de dessin[41]. En 1837 paraît le premier numéro de L'Écho de la Lys[41], qui est encore aujourd'hui l'organe de presse de la ville. De nouveaux établissements scolaires ouvrent leurs portes : une école primaire des Frères des Écoles chrétiennes est créée en 1816[7] et une école municipale laïque en 1870[7]. Quant à l'église Saint-Pierre, elle est entièrement rénovée par Mgr Édouard Scott, qui fut curé de 1829 à 1887[42] ; elle devient le premier monument de la ville classé monument historique en 1862[43].

En 1871, le démantèlement des places fortes de la frontière nord est décidée par l'armée, qui les juge inutile. La ville doit en assurer le financement et recevoir en compensation les terrains ainsi libérés[42]. Les travaux durent trois ans, de 1893 à 1896[42],[32]. Les 120 hectares ainsi libérés[42] permettront l'établissement d'un boulevard circulaire autour de la ville, et l'ancienne zone non aedificandi accueillera les grandes maisons bourgeoises des notables de la ville[42],[32].

Aire-sur-la-Lys au XXe siècle

La Grande Guerre frappa durement Aire. Située à quelques kilomètres du front, la ville hébergea en permanence 3 000 à 4 000 réfugiés pendant trois ans[44]. Le quartier général de la Ire armée britannique s'installa le 1er avril 1915 à Aire[44]. Pendant la guerre, Aire reçut la visite du Roi George V du Royaume-Uni[45], du général Joffre[46] et de l'ancien président du Conseil Georges Clemenceau[47]. Le 11 avril 1918, une offensive allemande rompt le front et menace Aire qui doit être évacuée[44]. Lorsque l'offensive est enrayée en août, la ville, qui a été bombardée jour et nuit pendant quatre mois, est en ruines : les trois quarts des maisons ont été touchées[48]. La ville, dont 250 habitants ont été tués au front[48], reçoit le 12 juin 1921 la Croix de guerre[48].

Après la Première guerre mondiale, Aire doit donc à nouveau être reconstruite. C'est l'occasion de mener des travaux de grande envergure, comme le programme d'adduction d'eau achevé en 1927[48]. L'été 1936 sera, comme partout en France, un été de grève générale et de défilés, comme celui organisé le 5 juillet par le Front populaire[48]. La ville, qui ne veut pas d'une nouvelle guerre, célèbre par un défilé des associations sportives et culturelles le vingtième anniversaire de l'armistice[48].

Le 23 mai 1940, une colonne de chars français arrive à Aire, ignorant que des éléments motorisés de la division Totenkopf s'y trouvent depuis la veille[48]. Les Français, pris au piège, sont presque tous tués après trois heures de lutte[48]. Un avion britannique détruit dans la nuit du 29 au 30 mai les camions allemands chargés d'essence et de munitions qui étaient stationnés dans la cour du collège, qui prend feu[49]. À partir de l'armistice du 22 juin, Aire fait partie du commandement allemand de Bruxelles ; la Kommandantur s'installe dans l'immeuble actuel du Crédit agricole et la Gestapo à la Céramique[49]. La ville connaît pendant l'occupation des actes de résistance à l'armée allemande : l'organisation « Lord Denys » prend en charge les soldats britanniques pour les aider à gagner la zone libre[49] — ses membres recevront à la Libération la Croix d'honneur du mérite franco-britannique[50] — et « l'organisation franco-anglaise du Capitaine Michel » procède à des opérations de sabotage[49], tandis que le réseau « Hunter » renseigne les armées alliées[49] — son chef André Robin sera fusillé à Paris le 27 juillet 1944[49]. Les bombardements s'intensifient à partir de juin 1944 : l'aviation alliée lâche 2 800 bombes sur la ville dans la nuit du 8 août, faisant 19 victimes civiles et touchant gravement la collégiale Saint-Pierre[49]. L'armée polonaise entre finalement dans la ville et la libère le 5 septembre 1944[50]. Une nouvelle fois, il s'agit de reconstruire. La paroisse Saint-Pierre, qui s'était réfugiée à l'église Saint-Jacques, ne peut retrouver son église qu'en 1954[50] ; la réhabilitation complète de la collégiale n'est toujours pas achevée à ce jour[2].

Depuis la Libération, la ville se modernise : si l'abattoir municipal a fermé ses portes en 1968[2], un immense silo à grains a ouvert en 1965[32] et une zone industrielle a été lancée en 1972 sous l'impulsion du maire François-Xavier Becuwe[2]. La ville s'est étendue à partir de 1959 sur l'ancien marais de Lenglet, au lieu-dit « Mississipi »[32], qui forme aujourd'hui un des cœurs de la cité[2]. Si la gare ferroviaire a fermé en 1990[32],[2], l'ouverture en 1989 de l'hypermarché Catteau[2] (aujourd'hui Carrefour) — le plus gros employeur de la ville[51] — est le signe d'une réorientation de la ville vers le secteur du commerce et des services. Néanmoins, Aire — devenue en 1982 Aire-sur-la-Lys par décret[2] — conserve aujourd'hui une image de « ville endormie », comme le titrait le 26 juin 2003 l'Écho de la Lys[51].

Héraldique

Armes d'Aire-sur-la-Lys

Les armes d'Aire-sur-la-Lys se blasonnent ainsi :

de gueules à l'aigle d'argent becquée et membrée d'or

Administration

Découpage administratif

Aire-sur-la-Lys est le chef-lieu d'un canton qui comprend également les 13 communes suivantes : Clarques, Ecques, Herbelles, Heuringhem, Inghem, Mametz, Quiestède, Racquinghem, Rebecques, Roquetoire, Thérouanne, Wardrecques et Wittes. Ce canton compte 23 256 habitants (recensement de 1999 sans doubles comptes), dont environ les deux cinquièmes dans la commune d'Aire-sur-la-Lys. Le conseiller général actuel du canton d'Aire-sur-la-Lys est Jean-Claude Dissaux, soutenu par le Parti socialiste[52].

Aire-sur-la-Lys appartient à l'arrondissement de Saint-Omer, l'un des sept arrondissements du département du Pas-de-Calais. Le centre-ville d'Aire-sur-la-Lys se situe à trois kilomètres environ de la limite du département du Nord, qui forme avec celui du Pas-de-Calais la région Nord-Pas-de-Calais.

La commune d'Aire-sur-la-Lys a absorbé entre 1790 et 1806 les communes voisines du Widdebroucq, de Rincq, de Saint-Martin et de Saint-Quentin[53].

Intercommunalité

Aire-sur-la-Lys appartient à la Communauté de communes du Pays d'Aire (C.C.P.A.), dont elle est le siège et dont elle représente près des deux tiers de la population. Cette structure intercommunale a été créée le 10 mai 2000[54] et regroupe cinq communes : Quiestède, Racquinghem, Roquetoire, Wittes et Aire-sur-la-Lys elle-même. Jean-Claude Dissaux en est le président[52].

La Communauté de communes du Pays d'Aire adhère avec trois autres communautés de communes et une communnauté d'agglomération au Pays de Saint-Omer[54].

Élections et vie politique

Si l'essentiel de la région Nord-Pas-de-Calais est clairement orienté à gauche — le Pas-de-Calais en particulier est un bastion du Parti socialiste, Aire-sur-la-Lys est moins nettement marquée politiquement. Les élections récentes ont en effet montré à plusieurs reprises des variations dans les partis politiques dont sont issus les élus ou les candidats aux élections nationales en faveur de qui la ville se prononce.

Au premier tour des élections présidentielles de 2002, la ville a placé — contrairement aux résultats nationaux — le candidat socialiste Lionel Jospin devant le président du Front national Jean-Marie Le Pen, le candidat RPR Jacques Chirac arrivant en tête avec 18,53 % des voix[55]. Si Aire a voté massivement au second tour pour le candidat de la droite parlementaire, le score de Jean-Marie Le Pen a été meilleur (19,61 %)[55]qu'à l'échelle nationale (17,79 %[56]).

Ségolène Royal est arrivée en tête à Aire-sur-la-Lys aux élections présidentielles de 2007, devançant Nicolas Sarkozy de quatre points au premier tour, dix au second[57]. Si aux élections législatives, la gauche est arrivée en tête à Aire-sur-la-Lys, ce résultat a été moins net que dans l'ensemble de la 8e circonscription du Pas-de-Calais. Au premier tour, Michel Lefait (PS) obtient 46,55 % des voix à Aire-sur-la-Lys face à la candidate UMP Marie-François Bataille (36,62 %)[58]. Mais à l'échelle de la circonscription, Michel Lefait a obtenu 51,97 % des voix et a ainsi été élu dès le premier tour[58].

Après plus de trente ans de pouvoir de la droite, les électeurs airois ont voté lors des élections municipales de 2008 en faveur de la liste « Aire autrement », soutenue par le Parti socialiste. Au second tour de l'élection, sur un total de 5 063 suffrages exprimés, 2 556 voix sont allées à la liste menée par Jean-Claude Dissaux, contre 1 549 à celle d'André Démaret et 958 à celle de Jean-Claude Wident. Le graphique ci-dessous montre la répartition des voix entre les différentes listes :

Élections municipales 2008 à Aire-sur-la-Lys.svg

Les chiffres de l'abstention sont légèrement plus faibles à Aire-sur-la-Lys que dans le reste de la France. Au second tour des présidentielles de 2007, l'abstention a été de 14,46 %[57] (16,03 % en France[59]). Aux élections européennes de 2009, 43,18 % des inscrits se sont déplacés[60], contre 40,65 % à l'échelle du pays[61].

Liste des maires



Conseil municipal

Depuis les élections municipales du 16 mars 2008, la gauche est nettement majoritaire au sein du conseil municipal. La liste « Aire autrement », dirigée par Jean-Claude Dissaux et soutenue par le Parti socialiste, a en effet obtenu 23 des 29 sièges du conseil, n'en laissant que quatre pour la liste « Aire, souffle d'avenir »[62] du maire sortant André Démaret — qui a renoncé au siège que lui donnaient les urnes — et deux pour la liste conduite par Jean-Claude Wident[63],[64].

Conseil municipal Aire-sur-la-Lys 2008.svg
La composition du conseil municipal d'Aire-sur-la-Lys      
depuis les élections municipales de 2008, en sièges.      

22 des 29 conseillers élus en 2008 n'avaient jamais été conseillers municipaux auparavant[63]. Le conseil municipal d'Aire-sur-la-Lys compte 14 femmes et 8 adjoints au maire[65].

Budget municipal

Jumelages

La ville d'Aire-sur-la-Lys est jumelée avec 4 villes :

Population et société

Démographie

Évolution démographique
(Source : Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui[66] et INSEE[67])
    1200 1300       1700  
    1000 à 2000[68] 6000 à 8000[68]       7000[68]  
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 500 8 627 8 408 8 713 8 725 8 717 9 591 8 529 8 781
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 682 8 297 8 803 8 303 8 357 8 238 8 375 8 409 8 446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 458 7 999 8 247 8 362 7 619 7 538 7 875 8 213 8 133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
8 652 9 179 9 184 9 535 9 529 9 661 9 606[69]    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Vie culturelle

Sports

Médias

Cultes

Santé

Gastronomie

Personnalités liées à la commune

Naissance

Décès

Autre

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Les revenus de la population d'Aire-sur-la-Lys sont relativement faibles. Le revenu net imposable moyen par foyer fiscal était en 2006 de 17028 euros, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne du département (17828 euros) mais nettement inférieur à la moyenne nationale (20 752 euros)[70]. Dès lors, la part de la population assujettie à l'impôt sur le revenu est faible : 42,0% des foyers fiscaux airois paient cet impôt[70], contre 44,0% de ceux du Pas-de-Calais[70] et 53,8% des foyers fiscaux français[71].

Néanmoins, la ville est loin d'être uniforme et la situation sociale de ses habitants est très contrastée. Si en 2007, 1876 foyers fiscaux (34,92% du total) ont déclaré un revenu fiscal inférieur à 9400 euros[72], 207 foyers fiscaux (3,85%) avaient des revenus imposables supérieurs à 48751 euros[72].

Emploi

Aire-sur-la-Lys connaissait en 2006 un taux de chômage de 15,2% selon l'INSEE (contre 15,6% en 1999)[73], ce qui est proche de la moyenne de la région Nord-Pas-de-Calais (14,8%)[74] mais fortement supérieur à la moyenne de la France métropolitaine (11,6%)[75]. Si Aire-sur-la-Lys, faute de mines ou d'industries lourdes installées sur son territoire, a peu souffert des effets directs de la crise des années 1970, les entreprises installées sur son territoire fournissent peu d'emplois et une grande partie de la population active est obligée d'aller travailler en-dehors de la commune, notamment à Arc International (ancienne Verrerie Cristallerie d'Arques)[54]. L'emploi dans la commune a donc souffert indirectement des fermetures de mines et d'usines dans la région.

La répartition de l'emploi par catégories socioprofessionnelles à Aire-sur-la-Lys est globalement caractérisé par une sous-représentation des catégories les plus élevées : les cadres et professions intellectuelles supérieures ne représentaient en 2006 que 10,5% de la population active[73] (contre 15,4% en France[75]), et les professions intermédiaires 19,8%[73] (24,6%[75]). La répartition par secteur d'activité est plus proche de la moyenne nationale, si l'on excepte la sous-représentation de l'emploi agricole[73] (commun à toutes les communes urbaines) et une légère sur-représentation de l'emploi tertiaire, en particulier dans le commerce (21,2% de la population active[73] contre 13,3% en France[75]).

Répartition de l'emploi au lieu de travail par catégorie socio-professionnelle en 2006

  Agriculteurs
exploitants
Artisans,
commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres,
professions
intellectuelles
supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Aire-sur-la-Lys[73] 1,0 % 5,6 % 10,5 % 19,8 % 33,3 % 30,0 %
Nord-Pas-de-Calais[74] 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
France entière[75] 1,2 % 4,6 % 12,2 % 24,9 % 29,3 % 27,7 %

Entreprises

Aire-sur-la-Lys comptait, au 31 décembre 2006, 539 établissements actifs, dont 57,0% dans les services, 28,6% dans le commerce et les réparations, 8,5% dans l'industrie et 5,9% dans la construction[70]. Il s'agit pour l'essentiel de petites et moyennes entreprises : seules 13,5% de ces établissements emploient dix salariés ou plus[70]. En effet, l'économie airoise est caractérisée par l'importance du petit commerce et du secteur public[54].

Dans ce tissu de PME, seules l'imprimerie Mordacq[54] et l'hypermarché Carrefour tirent leur épingle du jeu. Ce dernier est issu des Établissements Catteau, qui ont employé jusqu'à 700 personnes à Aire[51] grâce à leur magasin et surtout à leur filiale de stockage Logidis. Celle-ci, désormais installée à Saint-Martin, emploie 300 salariés et ravitaille les magasins du groupe situés au nord de Paris[51].

Secteurs d'activités

Agriculture

Si le secteur agricole a longtemps employé une part significative de la population d'Aire, cette part est aujourd'hui retombée à 1,6%[73]. L'agriculture de la région s'est en effet considérablement modernisée et intensifiée. En 1965, l'un des plus gros silos à grains de France a ainsi été construit au bord du canal[2],[32].

Industrie

En raison de son enfermement dans ses murs jusqu'en 1893 et de sa mauvaise desserte par le chemin de fer, Aire n'a pas connu le développement industriel de beaucoup de ses voisines. Les recherches de charbon à la fin du XIXe siècle n'ont donné aucun résultat probant[41]. Quant à la « Céramique » du groupe Beugin, elle a fermé ses portes en 1985[2].

Néanmoins, à partir des années 1970, la municipalité a tâché d'attirer des entreprises industrielles sur le territoire de la commune. Le maire François-Xavier Becuwe a lancé en 1972 une zone industrielle à Neufpré, sur laquelle se sont installées les Machines et Verreries du Pas-de-Calais et l'imprimerie Mordacq[2]. En 2002, c'est un parc d'activités qui est lancé à Saint-Martin[51].

L'emploi industriel de la commune dépend cependant pour l'essentiel d'entreprises installées en-dehors du territoire de la commune. Les usines ArcelorMittal d'Isbergues (anciennes Aciéries d'Isbergues, devenues Ugine puis Usinor puis Thyssen et enfin Arcelor[51]) et Arc International (ancienne Verrerie Cristallerie d'Arques) sont les deux principaux employeurs industriels de la ville[54]. Les réductions d'effectifs dans ces entreprises, en particulier à Isbergues, touchent donc rudement le marché du travail airois[51].

Commerce

Le secteur commercial a toujours été important dans une ville qui joue le rôle de centre urbain au coeur d'une région agricole au peuplement relativement dense. Les rues du centre-ville accueillent ainsi de nombreux petits commerces, fréquentés tant par les Airois que par les habitants des villages voisins. Néanmoins, cette importance du petit commerce a été contrariée depuis 1989 par l'ouverture de l'hypermarché Catteau — Carrefour aujourd'hui — qui a entraîné la fermeture de nombreuses enseignes dans le centre[51]. L'hypermarché Carrefour, installé au sud-est de la ville, est en effet devenu le premier employeur tertiaire — et même le premier employeur privé — de la ville.

Tourisme

Si la ville bénéficie d'un patrimoine culturel fort de 23 monuments historiques et d'un beffroi inscrit au patrimoine mondial de l'humanité depuis 2005 — voir infra — le secteur touristique a longtemps été délaissé à Aire-sur-la-Lys. Aujourd'hui encore, il souffre de l'image négative de la région Nord-Pas-de-Calais, davantage associée dans les esprits aux mines de charbon et à l'industrie lourde qu'à un riche patrimoine architectural.

Aujourd'hui, la municipalité cherche au contraire à promouvoir le tourisme à Aire. En témoignent les travaux de ravalement de 376 façades du centre-ville — dont beaucoup sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques — menés depuis 1992 avec le soutien financier de la ville. Les rues du Bourg et de Saint-Pierre, en plein centre-ville, ont été réaménagées en 2005 pour 1,4 millions d'euros. La tour de la collégiale Saint-Pierre, quant à elle, a été restaurée entre 2005 et 2007, pour un montant d'un million d'euros, et l'intérieur du beffroi est en cours de réhabilitation. Aire a en outre accueilli des manifestations culturelles et religieuses sous le nom d'Aire 1213, dans le cadre de Lille, capitale européenne de la culture.

Les infrastructures de la ville restent cependant insuffisantes pour accueillir un important développement du tourisme. La ville ne compte que trois hôtels, dont un seul dans le centre-ville, et un camping. Aire possède en outre une quinzaine de restaurants — restauration rapide comprise — et quelques cafés. Un office de tourisme** est installé au rez-de-chaussée de l'ancien baillage.

Secteur public

Patrimoine architectural

23 édifices de la commune sont enregistrés aux monuments historiques.

  • 5 sont classés "Monument historique"
  • 18 sont inscrits à l'inventaire supplémentaire.

Patrimoine civil

Le Bailliage

Le Bailliage a connu des utilisations diverses (corps de garde, siège du tribunal, Hôtel de Ville provisoire, commissariat de police aux XIXe et XXe siècles). Depuis 1970, il est le siège de l'Office de Tourisme d'Aire-sur-la-Lys. La grande salle de l'étage est utilisée pour les expositions.

Le Bailliage a été classé Monument historique en 1886.

L'Hôtel de ville

La bibliothèque municipale contient, quant à elle, les archives de la ville et les actes de chrétienté (les archives d'Aire-sur-la-Lys sont colossales et sont une mine d'or pour les Historiens ou les amateurs d'Histoire).

Patrimoine religieux

La collégiale Saint-Pierre

Témoin de la splendeur de la ville, la collégiale Saint-Pierre est élevée à la place de l'édifice roman primitif, entre 1492 et le XVIIIe siècle, on peut voir tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'édifice des pierres sculptées précisant les dates d'avancement des travaux. Elle est église paroissiale depuis 1802.

Terminée en 1624, la tour s'est écroulée. Dix ans plus tard, le mal était réparé mais les chanoines y célébraient l'office. Le rez-de-chaussée, la nef, le chœur, les voûtes hautes et la croisée d'ogives sont essentiellement gothiques.

On remarque un mobilier intéressant avec un orgue de 1633, la Statue de Notre-Dame panetière de 1510, une statue de Vierge de facture flamande du XVe siècle et la chaire ainsi que le jubé qui sont de 1842.

Les dimensions de l'édifice sont impressionnantes :

  • longueur totale extérieure: 105 mètres
  • largeur totale extérieure: 40 mètres
  • largeur de la nef centrale: 10 mètres
  • hauteur des grandes voutes: 20 mètres
  • hauteur des voutes latérales:10 mètres
  • hauteur de la tour: 66 mètres

Elle a les caractéristiques d'une grande cathédrale mais en l'absence d'un évêché à Aire, elle ne peut revendiquer que le titre de collégiale.

Elle a été classée monument historique en 1862. La partie supérieure de la tour a été restaurée entre mai 2005 et avril 2007, elle est aujourd'hui visible dans toute sa splendeur.

Vie militaire

Le régiment de Bauffremont-dragons défend la ville lors du siège de 1710.

Annexes

Bibliographie

  • Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys : Petite histoire d'Aire racontée à ses visiteurs, Association Historique et Culturelle d'Aire-sur-la-Lys et de sa région, Aire-sur-la-Lys, 2009, 80 p. .

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g et h [pdf] Carnet de ville d'Aire-sur-la-Lys, p. 1
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 58 .
  3. [pdf] Carnet de ville d'Aire-sur-la-Lys, p. 2
  4. L'encyclopédie des villes de France : Lille - Nord sur linternaute.com, 2009, L'Internaute. Consulté le 28 octobre 2009
  5. http://routes.wikia.com/wiki/Autoroute_fran%C3%A7aise_A26
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i Données calculées grâce au calculateur d'itinéraire de Google Maps, depuis le centre-ville d'Aire-sur-la-Lys.
  7. a, b, c, d, e et f Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys : Petite histoire d'Aire racontée à ses visiteurs, Association Historique et Culturelle d'Aire-sur-la-Lys et de sa région, Aire-sur-la-Lys, 2009, 80 p., p. 42 .
  8. a et b Les horaires de bus sur ville-airesurlalys.fr. Consulté le 29 octobre 2009
  9. Réseau Arc-en-Ciel sur icars-vivacar.com. Consulté le 29 octobre 2009
  10. a, b, c, d et e Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 4 .
  11. Depuis les aménagements du XVIIIe siècle, c'est maintenant la Lacquette qui occupe le lit du Mardyck au niveau de l'ancien castrum.
  12. 14 canonicats avaient été institués par Baudouin ; Philippe d'Alsace en institua 23 autres. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 4 .
  13. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 6 .
  14. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 10
  15. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 8 .
  16. a, b, c et d Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 7 .
  17. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 9 .
  18. a et b Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 10 .
  19. Un incendie en 1405 détruisit la moitié de la ville. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 11 .
  20. a et b Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 11 .
  21. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 10-11 .
  22. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 12 .
  23. a, b, c, d, e, f et g Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 13 .
  24. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 16 .
  25. a, b, c et d Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 18 .
  26. a, b, c et d Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 26 .
  27. a, b, c, d et e Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 21 .
  28. a, b, c, d et e Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 22 .
  29. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 167
  30. a et b Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 28 .
  31. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 29 .
  32. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o [pdf] Carnet de ville d'Aire-sur-la-Lys, p. 2
  33. Un arrêté municipal rappellera un siècle plus tard que cette ordonnance est toujours en application. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 29 .
  34. a, b, c, d et e Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 34 .
  35. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 35 .
  36. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 37 .
  37. Il n'y a plus de pain à Aire pendant trois jours à partir du 25 novembre 1795. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 40 .
  38. a et b Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 40 .
  39. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 41 .
  40. André Camille Dard, Notice historique sur Aire, cité par Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 42 .
  41. a, b, c, d, e et f Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 44 .
  42. a, b, c, d et e Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 48 .
  43. Église Saint-Pierre sur Base Mérimée, Ministère de la culture. Consulté le 29 octobre 2009
  44. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 50 .
  45. Le roi du Royaume-Uni et le Prince de Galles séjournèrent à Aire en octobre 1915. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 50 .
  46. Joffre vint à Aire le 7 avril 1916. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 50 .
  47. Georges Clemenceau — qui redeviendra président du conseil quelques mois plus tard — séjourna à Aire du 4 au 6 mai 1916. Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 50 .
  48. a, b, c, d, e, f, g et h Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 52 .
  49. a, b, c, d, e, f et g Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 56 .
  50. a, b et c Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 57 .
  51. a, b, c, d, e, f, g et h Agnès Maillard-Delbende (dir.) et Alain Verhille, Nouvelles chroniques locales d'Aire-sur-la-Lys, p. 1b .
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  60. Erreur de paramétrage de {{Lien web}} : les paramètres url et titre sont obligatoires(titre : Vote sur Aire-sur-la-Lys : Européennes 2009).
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